Les femmes et le vin

Bonjour la communauté !

En cette journée qui met en lumière la condition de la femme, je m’interroge quant à l’histoire des femmes avec le vin. Notre rapport au vin a-t-il toujours été le même ou y a-t-il des périodes de l’histoire où nous avons boudé cette boisson? Quel est notre vin préféré et pourquoi ? etc…

Tout d’abord, il faut savoir que la vigne existait bien avant nous. Eh oui ! Des scientifiques auraient retrouvé des fossiles de vignes datant d’avant l’apparition de l’Homme. Mais alors qui ont été les premiers consommateurs de vin?

Sachez que si la France a aujourd’hui cette réputation d’être le pays du vin, elle n’en est pourtant pas le berceau. En effet, c’est en Asie qu’est apparue la vigne telle que nous la connaissons aujourd’hui et que le vin est né. C’est grâce à l’Homme et son esprit de conquête que celle-ci est arrivée jusqu’en France. Ce sont les Romains qui, après avoir découvert ce breuvage en Grèce, l’ont apporté en France. Enfin en Gaule pour être plus précise.

En Gaule en 400 av J-C, le pouvoir religieux perd de son influence et ce sont les femmes qui sont au pouvoir et qui consomment le plus le vin importé du Sud! Malheureusement tout va changer sous l’empire Romain…

Les Romains étaient de grands amateurs de vin. Toutefois, les grands banquets étant réservés aux hommes, les femmes n’avaient que peu accès à cette boisson. De plus, boire de l’alcool pour une femme était mal perçu et même interdit pendant une période. Cependant, cette injustice n’a pas arrêté certaines qui buvaient du vin lors de réunions de femmes ou encore en cachette, étant maîtresse de maison l’accès au cellier où était stocké le vin ne posait aucun problème. Grand paradoxe de la société de l’époque, les femmes ne devaient pas boire de vin, mais il ne leur était pas interdit d’en servir à ces messieurs dans des auberges.

En France, ce n’est qu’en 281 que la culture de la vigne s’est accrue. Cet essor va continuer au Moyen-Âge où l’Eglise favorise le développement de domaines viticoles rattachés à des abbayes. Outre l’utilisation du vin lors des messes religieuses, c’est l’apparition de nombreuses maladies dont l’eau est vecteur qui va démocratiser le vin. Mieux vaut boire du vin que mourir de dysenterie. Vive le vin ! A cette époque, tout le monde peut boire du vin, mais attention, le roi seul boit dans un verre. Les courtisans, eux, se partagent un « vase à boire » et pour la classe populaire, directement à la bouteille ! Belle époque que celle des banquets du Moyen-Age où chacun profite des plaisirs d’un verre de vin. Mais cela ne va pas durer…

Avec la Renaissance, les vignobles se développent et le vin gagne en qualité, notamment grâce à une meilleure compréhension de la fermentation. Malheureusement les femmes de l’époque n’auront pas la chance d’en profiter. En effet, la ré-instauration du droit romain en France fait reculer le droits des femmes dans tous les domaines. Plus de vin, triste période…

Au 18ème siècle, le pays du vin connaît plusieurs rebondissements et coups durs. Avec la Révolution Française, de nombreuses interdictions se sont vues abolir. Les vignobles passent des mains de l’Eglise à celles des paysans et réjouissez-vous mesdames, vous pouvez de nouveau consommer du vin ! Malheureusement, de nombreux pieds de vignes sont arrachés. D’abord à cause d’un manque d’exportations, la France produit trop et personne n’achète, puis à cause d’un insecte qui détruisait les vignes. Le vin se fait rare, mais c’est à partir de cette période que le vin prendra les caractéristiques qu’on lui connaît aujourd’hui.

Depuis, des vignes ont été replantées et le vin est un symbole de la culture française dont chacun peut profiter comme il l’entend. Mais attention! Toujours avec modération !

Aujourd’hui, mesdames, non seulement nous avons le droit de boire du vin, mais en plus nous adorons cela. Toutefois, quel(s) vin(s) consommons-nous le plus ? Et bien il s’avère que nos goûts sont très liés à notre personnalité: dépensière ? écolo ? aventurière ou classique ? Nous ne nous tournons pas toutes vers les mêmes vins. Certaines vont préférer des vins peu onéreux mais excellents, d’autres favoriseront des vins bio ou d’agriculture éco-responsable. Enfin, les aventurières aimeront découvrir des vins exotiques venus de partout sur la planète, là où d’autres opteront pour des valeurs sûres avec un blanc moelleux ou encore un rouge fruité. Et contrairement aux idées reçues, le rosé, ce n’est pas que pour les femmes !

Voilà, c’est tout pour cette fois. Encore bonne journée de la femme, et je vous retrouve tous bientôt pour un nouvel article.

Gaëlle